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L'Euro consolidait sa toute récente avancée, dans la foulée d'une réunion de poltique monétaire de la Fed marquée par un statu quo, et d'une accalmie sur le front géopolitique, synonyme de reflux des cours du brut.
Pour rappel, la semaine passée, la Federal Reserve, nouvellement dirigée par Kevin Warsh, concluait son FOMC par une pause sur ses taux directeurs, 3 membres du Board votant toutefois pour un relèvement de 25 points de base du loyer du Dollar. Le message envoyé en conférence de presse s'est avéré brumeux, le nouveau patron de la Fed tranchant avec la tradition de forward guidance de ses prédécesseurs.
"Kevin Warsh a effrayé les marchés financiers lors de sa deuxième conférence de presse, non pas par une décision de politique monétaire, mais par son inaction et une communication confuse. Le rendement des obligations à 30 ans a bondi de 11 points de base mercredi, les investisseurs intégrant une prime de risque d'inflation plus élevée et la possibilité que la Fed doive, à terme, rattraper son retard", ont commenté les économistes de J. Safra Sarasin.
Sur la situation géopolitique au Moyen-Orient, le président américain a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que de nouvelles négociations avec l'Iran débuteraient lundi et a assuré avoir retenu une nouvelle attaque contre la république islamique à condition qu'un accord soit rapidement conclu. Cité par l'AFP, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a assuré que Téhéran ne négociait actuellement pas avec les États-Unis.
Donald Trump a averti ce lundi 3 août dans un message sur son réseau Truth Social que le blocus naval contre l'Iran ne serait levé qu'en cas d'"accord" ou de "capitulation totale". "Les dirigeants iraniens sont d'une duplicité incroyable! Ils demandent une rencontre, d'aucuns diront 'mendient', les discussions commencent, d'autres sont prévues dans un futur immédiat, et ils disent, publiquement et fièrement, qu'ils n'ont aucune discussion", a-t-il écrit.
L'euro, actif à risque par excellente, bénéficiait de cette accalmie, par la courroie de transmission que constitue le brut, à 86$ le baril de Brent de mer du Nord, contre 120$ au paroxysme des tensions, pour rappel. Par ailleurs, la confirmation d'un baromètre PMi industriel, en données finales pour juillet, proche des 52 points en Zone Euro, a soulagé les cambistes.
"Certes, les goulets d'étranglement et les pressions inflationnistes liées au coût de l'énergie se sont légèrement atténués par rapport à juin. Toutefois, les perturbations des chaînes d'approvisionnement et le niveau élevé des prix de l'énergie persistent, alimentés par les tensions au Moyen-Orient. Cette situation menace de freiner la production et de peser sur la demande dans les mois à venir", a tempéré Chris Williamson, Chief Business Economist à S&P Global Market Intelligence.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1500$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Nous suspendons nos positions vendeuses sur la paire de devises phare, au-dessus des 1,1408$, dans l'attente d'une conjonction de nouveaux signaux techniques.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre opinion est neutre à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Nous conserverons cette opinion neutre tant que les cours de la parité Euro Dollar (EURUSD) seront positionnés entre le support à 1.1460 USD et la résistance à 1.1588 USD.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
