ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
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L’annonce d’un blocus visant les flux pétroliers iraniens, avec en toile de fond le détroit d’Ormuz, réinstalle un risque énergétique majeur. Le pétrole se repositionne au-dessus des 100 dollars, réinjectant un choc inflationniste global.
Dans ce cadre, le dollar reste soutenu, mais de manière imparfaite. Le principal relais demeure le canal des taux : la remontée des prix de l’énergie alimente les anticipations d’inflation et contraint la Réserve fédérale américaine à maintenir une politique restrictive. Jerome Powell adopte une posture attentiste, ce qui repousse les perspectives d’assouplissement monétaire et offre un socle au billet vert.
Cependant, le marché obligataire nuance ce soutien. La stabilisation des taux longs suggère que le choc pétrolier commence à être perçu comme un frein à la croissance plutôt que comme un simple moteur d’inflation. Le risque se déplace progressivement vers un scénario de ralentissement.
Les indicateurs récents confirment un point d’inflexion. La consommation réelle n’avance que de 0,1% en février, après un mois de stagnation, tandis que le revenu disponible recule de 0,5%, sa plus forte baisse depuis près d’un an. Le taux d’épargne tombe à 4%, signe d’un ajustement direct des ménages face à la pression sur les prix.
Dans le même temps, l’inflation sous-jacente, mesurée par l’indice PCE, progresse de 0,4% sur un mois et atteint 3% sur un an, maintenant une contrainte forte pour la Réserve fédérale américaine. En parallèle, la confiance des ménages publiée par Université du Michigan chute à 47,6 points en avril, un point bas historique, avec une dégradation généralisée des anticipations économiques et financières.
Ce décalage explique la réaction contenue du dollar. Malgré un choc géopolitique majeur, il ne capte pas pleinement les flux refuge, signe que les marchés n’anticipent pas encore une récession globale mais intègrent progressivement un affaiblissement du cycle.
Sur le plan technique, l’EUR/USD évolue au centre de son range annuel entre 1,14 et 1,20, au niveau de sa moyenne mobile 200 jours, ce qui traduit une neutralité marquée. Les replis vers 1,16 constituent les premières zones d’intérêt pour les acheteurs, tandis qu’au-dessus de 1,18, les vendeurs retrouvent des niveaux exploitables à la vente.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre opinion est neutre à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Nous conserverons cette opinion neutre tant que les cours de la parité Euro Dollar (EURUSD) seront positionnés entre le support à 1.1608 USD et la résistance à 1.1765 USD.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
