(BFM Bourse) - Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant à notre espace Privilèges.
Alors, si Donald Trump l'affirme ! L'impétueux locataire de Maison Blanche dit être parvenu à un "très bon accord" avec Téhéran, avec toute la richesse et la finesse de son vocabulaire. Si Mr Market fera des arbitrages plus prononcés quand ledit accord sera signé, les répercussions sur les marchés financiers sont palpables ce vendredi, à la fois sur le brut, les rendements obligataires et changes, où l'Euro, baromètre de l'appétit pour le risque reprenait la formation de son pullback (rejet graphique) en direction des 1,1610$.
Donald Trump a annulé les frappes américaines prévues contre l'Iran avant d'annoncer qu'un "très bon accord" avait été trouvé avec le pays. Il a même évoqué une possible signature en Europe ce "week-end". Dans la foulée, Téhéran a répondu ne pas savoir s'il était prêt à le signer.
Depuis le 23 mars et son premier message en ce sens, il a théorisé au moins 39 fois qu'un accord était sur le point d'être conclu ou que l'Iran cherchait désespérément à en conclure un. Soit près d'un message tous les deux jours. De quoi rendre de plus en plus sceptique à chaque intervention évoquant la fin des combats au Moyen-Orient.
Hier l'actualité pour les cambistes était dominé par l'issue du Conseil des Gouverneurs de la Banque centrale européenne. Comme anticipé, la Banque Centrale Européenne a relevé de 25 points de base son principal taux directeur, le "loyer" de l'Euro.
"Lors de la conférence de presse, Mme Lagarde est restée évasive quant à d'éventuelles hausses supplémentaires des taux, contrairement à avril où elle avait indiqué que la BCE relèverait ses taux à deux reprises cette année (« nos modèles intègrent deux hausses et les marchés comprennent donc bien notre fonction de réaction »), et les taux à court terme ont rebondi en conséquence. À l'issue de la conférence de presse, les marchés tablaient sur moins de hausses au second semestre 2026 qu'immédiatement avant la réunion", notent les économistes de Nomura, qui sentent une inflexion belliciste et prévoient "désormais que la BCE relèvera ses taux en septembre et décembre de cette année, ainsi qu'en mars de l'année prochaine, portant le taux de dépôt à 3,00 % d'ici mars 2027."
Au chapitre statistique, à noter la dynamique des prix producteurs aux Etats-Unis (+0,4%), un peu moins forte qu'anticipé hors alimentation et énergie. De quoi donner un peu de baume au cœur des investisseurs après la publication des prix de détail, à la consommation, la veille, qui avaient provoqué un échauffement des rendements obligataires. A suivre ce vendredi, les données préliminaires de l'indice de confiance des consommateurs (U-Mich) à 16h00.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1580$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le support intermédiaire à valeur de garde-fou à 1,160$ a été rompu vendredi, dans une volatilité très importante, donnant du crédit à notre scénario baissier en direction des 1,1202$. Dans l'immédiat, le pullback en direction des 1,1610$ se poursuit.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre opinion est neutre à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Nous conserverons cette opinion neutre tant que les cours de la parité Euro Dollar (EURUSD) seront positionnés entre le support à 1.1460 USD et la résistance à 1.1610 USD.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
