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Sous pression sur fond de perte d'appétit pour le risque en Europe, et sous le poids d'une crise budgétaire majeure en France, l'Euro passait sous les 1,12$ jeudi matin.
"La hausse des coûts de l'énergie tire les prix vers le haut, mais de fortes hausses des taux affaibliraient également la croissance et mettraient davantage sous pression les gouvernements lourdement endettés. La France en est l'exemple le plus flagrant : sa crédibilité budgétaire est déjà mise à mal par des objectifs de déficit non atteints, une impasse politique et la hausse des charges d'intérêt", décrypte Lale Akoner, analyste de marchés chez etoro.
"Les obligations allemandes demeurent le choix défensif le plus solide, tandis que l'euro pourrait encore s'affaiblir si les inquiétudes budgétaires persistent. Une réponse graduelle de la part de la BCE est donc judicieuse. Le principal risque à surveiller est de savoir si la pression sur le marché obligataire reste concentrée sur la France ou si elle commence à se propager plus largement aux autres pays européens fortement endettés."
Une crise budgétaire indissociable de le fermeté des prix transmise par la courroie du brut, dont le vieux continent est très dépendant de l'extérieur.
"Le principal arbitre restera sans doute le pétrole", tranche Sébastien Grasset, Directeur Général d'Auris Gestion.
"Ormuz est loin d'être normalisé, même si les flux se redressent : selon Kepler, ils atteignent 12,7 millions de barils par jour, soit 74 % du niveau d'avant-guerre. Washington refuse toujours d'intervenir directement contre les Houthis, tout en soutenant Riyad en matière de renseignement, de ciblage et d'armement. La France avance, elle, quelques pions avec l'envoi annoncé de moyens militaires pour protéger Yanbu, terminal pétrolier stratégique permettant de contourner Ormuz."
Le baril de Brent restait campé significativement au-dessus de la barre des 100$, alors que le media The Atlantic rapporte que les États-Unis songeraient à de nouvelles frappes contre Téhéran en amont des élections de mi-mandat.
Outre Atlantique, cette dépendance du point de vue des approvisionnements d'hydrocarbures est certes moins forte, et la pression sur les prix est d'une autre nature, notamment au regard de la grande solidité de l'activité économique. Hier les cambistes se sont penchés sur la publication des Minutes de la Fed, le compte-rendu chronologique des débats ayant eu lieu lors du dernier Comité de politique monétaire. Il en ressort qu'une grande partie des membres du Board n'excluent pas (voire envisagent) une nouvelle hausse de 25 points de base des taux fédéraux d'ici la fin de l'année, sans toutefois se montrer pressants. Le prochain FOMC s'achèvera le 28 octobre, avec une probabilité de statu quo proche de 80% selon l'outil FedWatch du CMEGroup.
"Ce qui frappe dans le compte rendu de la réunion du FOMC, c'est la diversité des arguments qui ont conduit les responsables de la Fed à la même conclusion", relève Lale Akoner, analyste de marchés chez etoro.
"Certains étaient favorables à une nouvelle hausse des taux pour prévenir un regain d'inflation ; d'autres estimaient que la vigueur de l'économie la justifiait déjà. Dans ces conditions, l'hypothèse d'un nouveau relèvement reste difficile à écarter, même si la Fed préfère attendre davantage de données avant de se prononcer. Une pause en octobre, tout en gardant ouverte la possibilité d'une hausse en décembre, apparaît donc comme une approche raisonnable."
A suivre à 14h30 les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage. L'occasion de mesurer un peu plus précisément la santé de l'emploi américain après la publication étonnamment
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1195$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après une phase de latéralisation, la volatilité baissière relevée et mesurée lundi 14 septembre donne un sens de sortie qui nous permet de reprendre nos positions vendeuses sur la paire de devises phare. L'accroissement de cette volatilité mercredi 16/09, sur rupture de la moyenne mobile à 50 jours (en orange) étaie ce scénario, tout comme la vive accélération baissière du 23 septembre et le pullback chirurgical du 25 septembre, sur le niveau des 1,1411$, basculé en résistance majeure.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1197 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.0735 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1328 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 462 pips et le risque de perte s'établit à 131 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
