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L'économie allemande, la première de la Zone Euro, serait elle en passe de sortir de la crise ? C'est en tous cas le sens de la dynamique de l'indice ZEW, qui vient d'exploser les attentes ce mois-ci. Un score à relativiser alors que le prix des hydrocarbures repart vivement à la hausse dans un contexte géopolitique extrêmement tendu au Moyen-Orient.
Dans le détail, l'indice ZEW, produit par le Zentrum für Europäische Wirtschaftsforschung, qui mesure le sentiment des investisseurs sur les perspectives économiques en Allemagne, a bondi à 23,4, contre 10,5 le mois dernier, dépassant très largement des attentes optimistes (15,1).
"Les perspectives économiques continuent de s'améliorer en juillet ; il semble que les réformes portent leurs fruits. Ce sont notamment les secteurs tournés vers l'exportation ainsi que la demande intérieure qui connaissent une croissance soutenue. Néanmoins, l'incertitude liée à l'évolution du conflit iranien et au prix du pétrole demeure un facteur déterminant pour les perspectives de reprise de l'économie allemande", commente le professeur Achim Wambach, président du ZEW, au sujet des résultats de l'enquête actuelle.
En effet, la situation géopolitique au Moyen-Orient reste tendu et on ne peut plus imprévisible, alors qu'un nouveau goulet d'étranglement pour le transit du brut en Mer Rouge devient problématique.
Lundi, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l'Iran, ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite, après un échange de tirs entre les deux parties la semaine dernière, rapporte l'AFP.
Les rebelles "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe du 'œil pour œil', avec effet immédiat dès la publication de ce communiqué", a déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree cité par l'agence. Les rebelles disent répondre au blocus imposé par l'Arabie saoudite aux "ports et aéroports" houthis, ainsi qu'à l'attaque de l'aéroport de Sanaa la semaine dernière, affirmant que les Houthis riposteraient "au blocus par un blocus, et à toute escalade par une escalade". Or, le port saoudien de Yanbu sur la mer Rouge permet au royaume d'exporter son pétrole en contournant le détroit d'Ormuz, perturbé depuis la guerre entre les États-Unis et l'Iran, qui a, elle, connu un nouvel épisode de tensions ce week-end.
Thomas Giudici, Directeur de la Gestion Obligataire d'Auris Gestion, relativise: "Si la géopolitique semble ainsi revenue à son point de départ, les marchés, eux, ne cèdent toujours pas à la panique. Le pétrole, qui avait dans un premier temps relativement bien résisté à la reprise des hostilités, a certes regagné une dizaine de dollars au cours de la semaine. Pour autant, les scénarios qui dominaient au printemps, fondés sur une fermeture prolongée du détroit d'Ormuz et ses conséquences sur les approvisionnements mondiaux, n'ont pas refait surface. Les investisseurs semblent désormais considérer que les capacités de contournement développées par les pays du Golfe, les marges de production encore disponibles et une offre mondiale relativement abondante réduisent sensiblement le risque d'un véritable choc pétrolier."
C'est dans ce contexte que s'achèvera jeudi un Conseil des Gouverneurs de la BCE. Un statu quo monétaire est très largement attendu.
Konstantin Veit, Gérant de portefeuille chez PIMCO prévoit "une décision unanime de maintenir les taux inchangés, accompagnée d'un message soulignant la dépendance aux données économiques, sans engagement préalable sur une trajectoire de taux, tout en réaffirmant la capacité de la BCE à agir si nécessaire. [Son] scénario central reste celui d'une nouvelle hausse des taux en septembre."
Ce sera au tour de la Fed, la semaine prochaine, le 29 juillet, d'achever son Comité de politique monétaire (FOMC).
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1425$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le pullback (rejet graphique) que nous identifiions dans nos précédentes analyses, sur une zone de conjonction de résistance (horizontale à 1,1610$ et mm20j) a été suivie d'une libération d'énergie vendeuse intense. L'objectif à 1,1203$ est maintenu. Le spot est en phase de rupture des points bas annuels (1,1408$).
Une rupture, le cas échéant, les 1.1202$ dans une volatilité importante permettrait de verrouiller une cible baissière plus basse à 1,1012$, avant la formation d'une vive réaction haussière pendulaire.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1427 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.1013 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1531 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 414 pips et le risque de perte s'établit à 104 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
