ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
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L’euro évolue autour de 1,17 dollar, dans un marché qui reste principalement guidé par les anticipations de politique monétaire américaine. Après plusieurs semaines de progression, la monnaie unique conserve une dynamique favorable, mais l’approche de statistiques américaines majeures incite les investisseurs à davantage de prudence.
La publication de l’indice PCE constitue le principal rendez-vous macroéconomique de la séance. Cet indicateur, privilégié par la Réserve fédérale pour mesurer l’évolution des prix, sera particulièrement surveillé alors que les tensions inflationnistes restent présentes. Le consensus table sur une progression de 0,1 % sur un mois et de 3,6 % sur un an en juillet. Hors alimentation et énergie, le PCE core est attendu en hausse de 0,2 % sur un mois et de 3,3 % sur un an.
Ces chiffres pourraient directement influencer les anticipations concernant la trajectoire des taux de la Fed. Une inflation supérieure aux attentes renforcerait le scénario d’une politique monétaire restrictive prolongée, voire le risque d’un nouveau resserrement, ce qui pourrait soutenir le dollar et peser temporairement sur l’EUR/USD. À l’inverse, un ralentissement plus marqué des pressions inflationnistes offrirait davantage de latitude à la Fed et pourrait favoriser une nouvelle détente des rendements obligataires américains, au bénéfice de l’euro.
Les dernières statistiques américaines ont parallèlement envoyé des signaux plus mitigés sur la conjoncture. La confiance des consommateurs est retombée à 89,4 points en août, contre 90,2 attendus, atteignant son plus bas niveau depuis sept mois. Les ménages se montrent moins optimistes sur les perspectives économiques tandis que leurs anticipations d’inflation ont progressé à 5,8 %. L’activité manufacturière de la région de Richmond a également ralenti, avec un indice ressorti à 4 points contre 5 en juillet et 7 attendus. La Fed se retrouve ainsi confrontée à un équilibre de plus en plus délicat entre une activité qui montre certains signes de fragilité et une inflation qui demeure suffisamment élevée pour limiter sa marge de manœuvre.
Le marché obligataire reste à ce titre déterminant pour le dollar. Les rendements américains ont récemment connu une légère détente après leur forte progression, avec un taux à 10 ans revenu autour de 4,70 % et un 30 ans autour de 5,2 %. Ces niveaux restent néanmoins élevés et témoignent des inquiétudes persistantes concernant l’inflation, les besoins de financement du Trésor américain et la trajectoire de la dette publique. Les prochaines prises de parole de la Fed seront donc scrutées pour déterminer si l’institution envisage de maintenir durablement une politique restrictive.
La géopolitique constitue un autre facteur important pour le marché des changes. Les tensions autour de l’Iran et du détroit d’Ormuz continuent d’influencer fortement les cours de l’énergie et, par ricochet, les anticipations d’inflation. Les discussions entre l’Iran et Oman ont récemment ravivé les espoirs d’une amélioration de la circulation maritime dans la région, contribuant au reflux du pétrole. Une détente durable des prix énergétiques réduirait une partie des pressions inflationnistes auxquelles fait face la Fed. À l’inverse, de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran ou contre les entreprises étrangères participant au commerce du pétrole iranien pourraient provoquer un regain de tensions sur les matières premières et compliquer davantage l’équation monétaire américaine.
L’agenda de la séance sera particulièrement chargé aux États-Unis. Outre le PCE, les investisseurs prendront connaissance à 14h30 de la deuxième estimation de la croissance du PIB au deuxième trimestre, attendue à 1,5 %, ainsi que des revenus et dépenses des ménages et des commandes de biens durables. Les stocks hebdomadaires de pétrole seront ensuite publiés à 16h30. Ces statistiques permettront de mieux mesurer simultanément la vigueur de l’économie américaine et la persistance des pressions inflationnistes.
Techniquement, l’EUR/USD reste inscrit dans un large trading range compris entre 1,13 et 1,18. La récente reprise a permis à la monnaie unique de repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, un signal qui maintient un biais favorable à moyen terme. Tant que les cours évoluent au-dessus de ce support dynamique, le scénario privilégié reste haussier avec, en ligne de mire, un retour vers la résistance majeure située autour de 1,18. Les replis en direction de la moyenne mobile à 200 jours peuvent ainsi être considérés comme des phases de respiration tant que celle-ci n’est pas enfoncée durablement.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est positif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1671 USD. L’objectif de cours de notre scénario haussier se situe à 1.1800 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1300 USD.
L’espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 129 pips et le risque de perte s’établit à 371 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
