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Le Dollar continuait son repli face à la monnaie unique, dans la foulée de chiffres d'inflation bien inférieurs au consensus cette semaine. Pour rappel, les prix à la consommation pour le mois de juin, hors alimentation et énergie sont ressortis en hausse en rythme annuel de 2,6%, contre 2,8% attendu et 2,9% le mois précédent.
"Dans le détail, les tensions inflationnistes sont restées globalement limitées, sous l'effet du recul des coûts de l'énergie, du ralentissement de l'inflation liée au logement, d'une légère baisse des prix des biens et d'une inflation modérée dans les services. Un élément a toutefois retenu l'attention : les biens liés aux technologies de l'information ont enregistré une baisse de leurs prix malgré l'effet de la hausse des prix des semi-conducteurs", analyse Josh Jamner, Senior investment strategy analyst chez ClearBridge Investments (filiale de Franklin Templeton).
"Plus important encore, les données de l'IPC publiés hier qui entrent dans le calcul de l'indice PCE (la mesure d'inflation privilégiée par la Réserve fédérale) laissent entrevoir une progression modérée de l'indice PCE sous-jacent, comprise entre 0,1 % et 0,2 %".
De quoi faire fondre les probabilités de hausse des taux fédéraux à l'issue du FOMC à la fin du mois. Elles dépassent à peine les 10%, contre près de 40% avant la publication des prix à la consommation. La dynamique des prix producteurs, publiée hier très largement sous les attentes, a contribué également à abaisser ces probabilités, en tant qu'indicateur avancé d'inflation.
De ce côté-ci de l'Atlantique, "après avoir abaissé ses taux directeurs en juin, la Banque centrale européenne devrait observer un statu quo lors de sa réunion de juillet. Selon [Ulrike Kastens, Économiste Senior Europe chez DWS], aucune intervention supplémentaire ne s'impose à ce stade. Les anticipations d'inflation demeurent bien ancrées et la hausse des prix est revenue sous le seuil de 3 % en juin, une dynamique qui devrait se confirmer en juillet. De leur côté, les anticipations de prix mesurées par les enquêtes de conjoncture n'ont pas montré de nouvelle accélération ces dernières semaines."
A suivre à 14h30 pour les Etats-Unis, les ventes au détail, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage, ainsi que l'indice manufacturier Philly Fed.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1470$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le pullback (rejet graphique) que nous identifiions dans nos précédentes analyses, sur une zone de conjonction de résistance (horizontale à 1,1610$ et mm20j) a été suivie d'une libération d'énergie vendeuse intense. L'objectif à 1,1203$ est maintenu. Le spot est en phase de rupture des points bas annuels (1,1408$).
Une rupture, le cas échéant, les 1.1202$ dans une volatilité importante permettrait de verrouiller une cible baissière plus basse à 1,1012$, avant la formation d'une vive réaction haussière pendulaire.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1468 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.1013 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1561 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 455 pips et le risque de perte s'établit à 93 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
