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Euro Dollar (EUR/USD)

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EUR/USD : Le Dollar revient férocement dans la partie

vendredi 20 mars 2020 à 12h27

(BFM Bourse) - Si même l'or ne tient plus son rang de valeur refuge (cf l'effondrement du XAUUSD), le Dollar est en passe de le regagner. Face à l'Euro, la chute de l'EURUSD est de 770 pips depuis les points hauts du 09/03 ! Le billet vert, en pleine crise sanitaire mondiale, revient clairement dans la partie face à l'Euro, devise à risque par excellence, qui avait un temps profité de la réduction de l'écart de "rémunération" entre les deux devises. Un billet vert qui prend plus généralement l'avantage face à d'autres devises phare (Livre Sterling en tête). Prendre la mesure cet engouement, face à un panier de devises est intéressant: c'est le sens du Dollar Index, qui a repris un trend haussier en cours d'accélération, avec un dépassement récent de la barre psychologique des 100.

"En temps de crise, les investisseurs plébiscitent la résilience de l'économie américaine, les meilleurs taux et la forte demande de dollars à l'international. Cela a déjà été le cas par le passé, notamment dans des périodes sombres telles que 2008 ou encore 1987. Le retour de l'aversion au risque favorise aussi le dollar américain, dont le statut de monnaie de réserve internationale est inégalé. Sa grande facilité de négociation lui procure aussi une valeur refuge." note John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud

"La poussée de fièvre que nous connaissons actuellement sur le dollar est quasi sans précédent tellement elle a été rapide et violente. Si elle est principalement à mettre sur des raisons techniques, elle pourrait cependant avoir un impact extrêmement négatif sur ... l'économie américaine, mais aussi (et surtout) sur les pays émergents.", synthétise le spécialiste.

Face à la crise du Covid-19, les principales banques centrales ont fini par administrer des remèdes de cheval à leurs économies en souffrance. Et ce dans un but de soutien massif à une économie globalisée en danger, dans le cadre de la pandémie de coronavirus, qui paralyse les échanges, les approvisionnements, la production, l'organisation même du travail. Le confinement des populations des principales puissances économiques de la planète est quasiment la norme, à quelques exceptions près. Dernière en date, et pas des moindres, la Californie vient de se mettre "sous cloche".

La BCE a fait l'annonce mercredi soir d'un programme d'achat d'obligations de 750 milliards d'euros (en dehors du calendrier consacré). Ce "programme de rachat d'urgence face à la pandémie" sera réalisé d'ici à la fin de l'année, a précisé l'institution dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion -téléphonique- du conseil des gouverneurs. "Les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire", a tweeté la présidente de l'Institut de Francfort, Christine Lagarde. Elle a par ailleurs assuré qu'il n'y avait "pas de limites à notre engagement envers l'euro", suggérant que d'autres mesures sont encore susceptibles de suivre, et ce quitte à utiliser "le plein potentiel de nos outils".

En ajoutant aux mesures annoncées hier les rachats d'actifs repris en septembre 2019 à raison de 20 milliards d'euros par mois, l'enveloppe de 120 milliards d'euros débloquée le 12 mars comme première réponse à la crise sanitaire et celle de ce mercredi, les interventions de la BCE vont s'élever (pour l'instant) à 1.050 milliards d'euros sur les 9 mois restants en 2020, soit près de 117 milliards d'euros engagés par mois.

La Fed, qui a ramené brutalement ses taux à un niveau proche de 0 (bande entre 0 et 0,25%) inonde également le marché de liquidités. Le record de la taille du bilan pour la Fed est désormais battu. Les vannes sont donc désormais très largement ouvertes des deux côtés de l'Atlantique.

Le bilan du coronavirus Covid19 est désormais, à l'échelle mondiale, de près de 245 000 cas confirmés, et de plus de 10 000 morts, selon les données compilées par l'Université Johns Hopkins. Si le nombre de nouveaux cas quotidiens en Chine tend à décroître, voire chuter (validation d'un palier), et que le taux d'utilisation des capacités de production reprend pleinement le chemin de la hausse, la propagation incontrôlable du virus à l'échelle de la planète rend encore indéchiffrable les conséquences sur l'activité économique. Les 4 principales puissances économiques de la Zone Euro (Allemagne, France, Italie, Espagne) sont particulièrement touchées. 3 405 décès sont à déplorer en Italie, soit un bond de 475 en 24 heures. Le nombre de morts total en Italie a tristement dépassé celui de l'ensemble de la Chine (3 257).

Le virus poursuit donc ses ravages, d'Est en Ouest, autour du globe.

Dans cette crise, "les banques centrales sont en première ligne ; avant tout parce qu'elles peuvent « dégainer » plus vite", observe Hervé Goulletquer (La Banque Postale AM), qui tient à ajouter ce bémol: le manque de synchronisation de la BCE, de la Fed et de la Banque d'Angleterre. "On se plait à imaginer la réaction du marché, si toutes les mesures décidées par ces trois banques centrales (il ne faut pas oublier le paquet de la Fed de dimanche dernier) avaient été annoncées en même temps !"

Au chapitre statistique jeudi, le Philly Fed (indice manufacturier de la Fed de Philadelphie) est ressorti en chute libre de 36.7 en février à -12.7 en mars, au plus bas depuis 7 ans. Par ailleurs, les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage pour la semaine passée, bien qu'à des niveaux mesurés ont désagréablement surpris les investisseurs par leur hausse à 281 000, alors qu'un niveau proche des 215K était la norme ces dernières semaines.

A suivre ce vendredi à suivre en priorité le bulletin trimestriel de la Banque d'Angleterre à 13h00, et les ventes de logements anciens à 15h00.

A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,0740$ environ.

ELEMENTS GRAPHIQUES CLES

L'envolée du Dollar s'est vivement accélérée. L'objectif baissier que nous identifiions à proximité des 1,0785$ est déjà largement dépassé, et, dans une volatilité très importante, le spot a fait un pullback (rejet graphique) sur cette zone graphique majeure, basculée en résistance. Le message baissier est fort, mais le point d'entrée graphique à la baisse n'est plus optimal.

PREVISION MOYEN TERME

Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre opinion est neutre à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).

Nous conserverons cette opinion neutre tant que les cours de la parité Euro Dollar (EURUSD) seront positionnés entre le support à 1.0685 USD et la résistance à 1.0785 USD.

Le conseilLogo TradingSat

EUR/USD
Neutre
Objectif :
- (-)
Stop :
- (-)
Résistance(s) :
1.0785 / 1.1110 / 1.1440
Support(s) :
1.0685 / 1.0630 / 1.0454

GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES

EUR/USD : Le Dollar revient férocement dans la partie (©ProRealTime.com)
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