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La cherté des cours du brut, en redémarrage haussier en raison de l'absence d'avancées diplomatiques entre Washington et Téhéran, continuait de pénaliser l'Euro face au Dollar, pour deux raisons qui se cumulent: la dépendance bien plus forte de ce côté-ci de l'Atlantique aux importations d'hydrocarbures d'une part, et la valeur de baromètre de mesure du risque traditionnellement attribuée à la monnaie unique face à un Dollar refuge qui retrouve des couleurs avec un 10 ans souverain à proximité, désormais, des 5,25%. Et ce à l'approche, vendredi, de la publication très attendue des prix à la consommation (CPI).
Ces prix sont attendus en vive accélération à 3,7% en rythme annuel en raison de la dynamique des prix de l'énergie. Le baril de WTI, la référence texane, valait 93,20$ à l'heure où nous rédigions ces lignes.
Le président américain Donald Trump a rejeté samedi la proposition de l'Iran sur une réouverture du détroit d'Ormuz dans un délai de sept jours, tout en ajoutant s'attendre à une reprise sous peu des discussions avec Téhéran. Or, l'Iran affirme de son côté qu'aucune discussion n'est prévue avec Washington, selon l'agence de presse gouvernementale iranienne Irna. Par ailleurs et selon Bloomberg, l'Arabie saoudite a recommencé à exporter du pétrole via l'oléoduc traversant le pays d'Est en Ouest qui a été remis en service après une frappe de drones.
"La proposition des autorités iraniennes pour ouvrir Ormuz n'a pas eu gain de cause auprès du président Trump. Cette proposition était une version réduite du protocole d'accord qui avait été signé en juin dernier. Le refus du président américain ne semble être accompagné d'aucune contre-proposition. Il est toujours difficile d'identifier clairement la stratégie des États-Unis pour sortir de cette crise qui affecte l'ensemble de l'économie mondiale", commentent, désabusés, les économistes de LBPAM, qui conservent comme scénario central "la poursuite de cet enlisement du conflit avec une sortie graduelle, après les élections législatives de mi-mandat de novembre aux États-Unis, avec donc des prix énergétiques qui resteraient élevés d'ici là."
Rendez-vous donc vendredi pour les CPI américains, et la veille pour leurs homologues en Zone Euro.
"La crise énergétique européenne devrait s'intensifier dans les prochains mois, et le marché des changes commence à la traiter comme un risque économique pour la zone euro, non plus comme un simple sujet d'hiver. C'est un changement de nature, et il explique une partie de la faiblesse actuelle de l'euro", tranche pour sa part Alexandre Schont, Chief Revenue Officer chez iBanFirst.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1350$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après une phase latéralisation, la volatilité baissière relevée et mesurée lundi 14 septembre donne un sens de sortie qui nous permet de reprendre nos positions vendeuses sur la paire de devises phare. L'accroissement de cette volatilité mercredi 16/09, sur rupture de la moyenne mobile à 50 jours (en orange) étaie ce scénario, tout comme la vive accélération baissière du 23 septembre et le pullback chirurgical du 25 septembre, sur le niveau des 1,1411$, basculé en résistance majeure.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1348 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.1013 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1446 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 335 pips et le risque de perte s'établit à 98 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
