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Avec des indicateurs d'activités PMI pourtant au coeur de leur cible en Zone Euro, le marché continue de favoriser le Dollar à court terme, l'accélération des pertes sur la paire EURUSD se poursuivant, après le premier FOMC de la Fed avec à sa tête K Warsh. Sans se montrer belliciste, la puissante banque centrale a montré toute sa détermination à lutter contre toute résurgence inflationniste, la semaine dernière.
"La politique monétaire est désormais totalement dépendante des chiffres d'inflation à venir, marquant un retour à une communication austère. La FED demande aux marchés de ne plus chercher d'indices dans ses mots, mais de regarder uniquement les données d'inflation et les résultats des groupes de travail (sur le bilan de la FED, les données, la communication, la productivité, l'emploi et le cadre de lutte contre l'inflation) en cours qui constituent le nouveau pilier de la stratégie de Kevin Warsh", analyse Joffrey Ouafqa, Directeur des Gestions d'Auris Gestion.
Le premier Comité de politique monétaire avec K Warsh à sa tête s'est effectivement soldé, comme c'était très largement anticipé, par un statu quo sur le loyer du Dollar, mais la perspective d'un pivot s'éloigne, laissant planer le scénario, si les tensions au Moyen-Orient devaient perdurer, d'une (seule ?) hausse des taux fédéraux d'ici la fin de l'année. C'était l'événement monétaire de la semaine passée, avec son corollaire: l'aplatissement de la courbe des taux, à savoir la contraction de l'écart entre le "2 ans" et le "10 ans".
"En nommant un franc-tireur à la tête de la Fed, Trump tourne la page Powell. Mais il choisit aussi une personnalité aux convictions tranchées, tout aussi disposée à bousculer les cadres établis. Dans un environnement où les anticipations de hausse de taux se renforcent, alors même que la Maison Blanche préférerait une détente monétaire, les conditions d'un possible affrontement sont réunies", pressent Alexis Bienvenu, Gérant, La Financière de l'Échiquier.
"Lors du premier mandat de Trump, la bonne entente avec la Fed n'avait guère excédé six mois. Avec un président de la Fed résolument plus intransigeant, combien de jours durera l'état de grâce ?"
Dans ce contexte, les prix PCE (personal consumption expenditures) qui seront publiés jeudi seront très suivis. Rappelons qu'il s'agit de la mesure préférée de la Fed dans son appréciation de l'inflation, devant les CPI. Ils sont attendus à +0,3% en rythme mensuel.
Concernant les baromètre d'activité PMI publiés ce matin pour la Zone Euro, ils s'affichent au-dessus de la barre des 50 points, à 51,3 pour l'industrie, mais en-deçà pour les services, à 48,9, en première estimation pour le mois de juin.
Chris Williamson, Chief Business Economist à S&P Global Market Intelligence , commente ainsi les derniers chiffres de l'enquête PMI Flash : "L'économie de la zone euro fait actuellement preuve d'une résilience suffisante pour éviter, de justesse, d'entrer en récession. L'indice PMI Flash du mois de juin n'indique qu'un faible recul de l'activité globale du secteur privé de la zone euro par rapport au mois de mai, cette tendance laissant présager une stabilité du PIB de la zone de la monnaie unique au deuxième trimestre par rapport au premier. La contraction récemment observée dans le secteur des services montre, en juin, des signes encourageants de ralentissement. Le secteur du tourisme et des loisirs signale notamment un regain de demande après les perturbations initiales liées à la guerre au Moyen-Orient."
"Fait encourageant, la baisse des prix de l'énergie se répercute déjà sur les entreprises : les taux d'inflation des coûts et des prix facturés ont fléchi en juin, tendance suggérant que les prix pourraient maintenant avoir atteint leur plafond."
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1385$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Le pullback (rejet graphique) que nous identifiions dans nos précédentes analyses, sur une zone de conjonction de résistance (horizontale à 1,1610$ et mm20j) a été suivie d'une libération d'énergie vendeuse intense. L'objectif à 1,1203$ est maintenu. Le spot est en phase de rupture des points bas annuels (1,1408$).
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1390 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.1203 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1491 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 187 pips et le risque de perte s'établit à 101 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
