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Bitcoin : Ces facteurs qui ont fait flamber le cours du bitcoin, multiplié par 4 en six mois

samedi 29 juin 2019 à 12h00
Où s'arrêtera le bitcoin ?

(BFM Bourse) - La plus célèbre des cryptomonnaies a vu son cours bondir de 3.200 dollars en décembre 2018 à 13.800 dollars mercredi dernier. Le bitcoin a ainsi touché un plus haut depuis plus de 15 mois et la correction de 2018 est désormais loin derrière. Pour justifier ce nouveau cycle haussier (bulle?), plusieurs éléments font figure de catalyseurs.

Spectaculaire retour au premier plan du bitcoin depuis le début de l'année. Depuis mi-décembre 2018 et un plancher à 3.280 dollars, la pionnière des cryptomonnaies a enregistré une (nouvelle) phase haussière spectaculaire jusqu'à atteindre 13.800 dollars mercredi 26 juin. "Le premier signe de reprise du marché date du 1er avril dernier lorsque le cours du bitcoin est brutalement passé de 4.000 à 5.000 dollars" estimaient les experts de Mirabaud Securites Genève dans leur note de mercredi dernier. "Depuis cette date, le bitcoin semble engagé dans une nouvelle phase ascendante, qui ressemble à la folle chevauchée de la fin de l'année 2017. À cette époque, le bitcoin avait atteint la valeur record de 16.000 euros... avant de connaître une interminable dégringolade" poursuivent les analystes du bureau d'études. La correction a en effet duré un peu plus d'un an pour ne s'achever qu'en décembre dernier. "Maintenant que la panique est passée, ça repart à la hausse" note Quentin de Beauchesne, fondateur de la communauté CryptoFr.

L'arrivée de contrats à terme sur le bitcoin

De nombreux éléments, mis bout à bout, expliquent ce retour en grâce. "Parmi les choses importantes dans les tuyaux, il y a la plateforme BAKKT qui a été lancée et pousse le bitcoin à la hausse" indique le spécialiste des cryptomonnaies. Projet d'envergure lancé par l'IntercontinentalExchange (l'ICE, propriétaire du NYSE), cette plateforme d'échanges d'actifs numériques -très attendue par la communauté- devrait lancer ses premiers contrats à terme sur bitcoin en juillet 2019, pour une phase de test.

"Cela va permettre aux grandes institutions d'investir" explique Quentin de Beauchesne. Ce dernier rappelle néanmoins qu'"au top de la bulle en 2017, le CBOE (Chicago Board Options Exchange, NDLR) avait déjà lancé des contrats à terme" sur la cryptomonnaie. Avec la décroissance quasi-continue des cours depuis lors, l'institution avait décidé, en mars 2019, décidé d'arrêter de lister de nouveaux futures sur bitcoin. Le grand retour des contrats à terme sur les cryptomonnaies incite donc les investisseurs à se positionner sur le bitcoin avant le lancement effectif. "Les investisseurs achètent la hype et vendent la news" constate Quentin de Beauchesne.

Développement du "Lightning network"

Au-delà de cet "effet BAKKT", le cours du bitcoin a également été porté par le développement du "Lightning network" (ou "réseau éclair"), créé pour répondre à la problématique majeure rencontrée par la cryptomonnaie fin 2017, à savoir l'engorgement de la blockchain où les transactions sont validées et enregistrées. Le bitcoin ayant initialement été créé pour traiter 7 transactions par seconde, l'explosion du nombre d'utilisateurs a fait bondir le temps et les frais de transaction en 2017. C'est là que l'idée du Lighting Network a vu le jour. Ce protocole, qui se place au-dessus du bitcoin, doit permettre d'améliorer sa "scalabilité" (le nombre de transactions par seconde) afin d'en favoriser une potentielle adoption à grande échelle. "Aujourd'hui, cette technologie permet de faire des transactions quasi-instantanées et selon l'évolution du réseau, on pourrait atteindre les 100.000 transactions par seconde" précise Quentin de Beauchesne.

"Le potentiel du Lighting Network (LN) est énorme, d'autant que parmi les investisseurs, on retrouve un certain Jack Dorsey (fondateur et PDG de Twitter, NDLR) qui a l'intention d'utiliser LN sur son appli cash (un service de paiement sur mobile, NDLR)" développe le spécialiste. "On peut aussi spéculer sur le fait que ce soit bientôt intégré dans Twitter événements" ajoute-t-il. Quoi qu'il en soit, son développement va "pousser à la hausse le cours du bitcoin, puisque cette technologie va permettre de payer de manière instantanée (et sans temps de confirmation) n'importe quel commerçant". "Ça devient donc un vrai moyen de paiement, c'est un nouveau paradigme" s'enthousiasme Quentin de Beauchesne.

Un statut de valeur refuge ?

La nature déflationniste du système bitcoin lui confère selon certains le statut de "valeur refuge", au même titre que l'or par exemple. En effet, le protocole source stipule que le nombre maximal de bitcoins en circulation sera limité à 21 millions d'unités, chacune divisible jusqu'à huit chiffres après la virgule. La vitesse de création de nouvelles unités (via un procédé dit de "minage" par lequel les transactions Bitcoin sont sécurisées) diminue progressivement pour tendre vers zéro et, en supposant que le protocole ne sera pas modifié, le dernier bitcoin sera "miné" en... 2140. Et Quentin de Beauchesne précise qu'à ce niveau-là, "une évolution importante arrive l'an prochain". Concrètement, les "mineurs" effectuent des calculs mathématiques avec de puissants ordinateurs pour le réseau et collectent des bitcoins en récompenses).

En raison de la difficulté croissante des calculs, le bitcoin se crée à un rythme décroissant. Actuellement, "un bloc est créé toutes les 10 minutes et ajouté à la chaîne de blocs ("blockhain") pour générer du bitcoin" explique Quentin de Beauchesne. Et si, aujourd'hui, 12,5 bitcoins sont créés toutes les 10 minutes, ce chiffre est divisé par deux tous les quatre ans et passera à 6,25 en 2020 (contre 50 bitcoins par bloc en 2009, année de sa création, ndlr)". Et "plus le temps passe, plus le bitcoin est rare alors que de plus en plus de gens en veulent, donc sa valeur va mécaniquement augmenter" développe-t-il. "Sur le long terme, oui, le bitcoin est un actif refuge" abonde en ce sens Julien Guitton, fondateur et PDG de Condensat Technologies (société qui propose des "wallets" ou portefeuille numérique pour stocker ses cryptomonnaies). Quentin de Beauchesne estime même que "la valeur numérique du bitcoin étant limitée, il va se substituer à l'or en qualité de valeur refuge".

"Au-delà de son caractère de valeur refuge, certains signes récents montrent que l'activité sur le marché des cryptomonnaies reprend de la vigueur" notent par ailleurs les experts de Mirabaud Securities. "Selon les derniers chiffres disponibles, plus de 400.000 transactions par jour ont été enregistrées au mois d'avril, c'est plus qu'en fin d'année 2017, lorsque le bitcoin était au plus haut. D'après le site CoinMarketCap, la valeur des bitcoins en circulation est de l'ordre de 210 milliards d'euros (vendredi, vers 17h15), ce qui représente 60% du marché global des cryptomonnaies. En outre, "son adoption semble progresser rapidement" pour les experts de Mirabaud, qui citent les magasins Starbucks ou Whole Foods autorisant désormais les paiements en cryptomonnaies. "Les machines où l’on peut retirer les bitcoins se sont également multipliés (4.000 aujourd'hui)" ajoutent-ils.

Un effet Libra ?

"Peut-être le véritable facteur déclencheur, Facebook a lancé le déploiement d'une cryptomonnaie (le "Libra") qui peut notamment servir de moyen de paiement aux utilisateurs de la messagerie WhatsApp" remarquait le cabinet d'études. Le Libra est développé par le réseau social de Mark Zuckerberg via une fondation suisse au sein de laquelle siègent de nombreuses grandes entreprises (Uber, eBay, PayPal, Spotify, Visa, Iliad, etc.) et sa présentation "a permis de remettre le bitcoin sur le devant de la scène" juge Quentin de Beauchesne. Selon lui, cette nouvelle cryptomonnaie est "plutôt concurrente des monnaies étatiques mais peut faciliter l'adoption des cryptomonnaies puisque ceux qui veulent utiliser Libra devront s'habituer aux "wallets"". Julien Guitton nuance : "Ce n'est pas le bitcoin qui grimpe après la présentation du Libra, c'est Mark Zuckerberg qui a attendu que le bitcoin revienne à un certain niveau pour lancer sa cryptomonnaie".

Si nul ne sait où s'arrêtera le bitcoin, lui imagine que "la bulle actuelle n'est pas terminée et ira jusqu'à 6 chiffres" (soit 100.000 euros ou plus). "Normalement, après une bulle sur le bitcoin, on observe un crash de 95% de sa valeur mais la récente arrivée des investisseurs institutionnels doit pouvoir limiter cette perte à environ 50%" estime-t-il. "Beaucoup de personnes jugent que la market cap du bitcoin pourrait atteindre celle de l’or" corrobore Quentin de Beauchesne. Le vrai défi, selon lui, consiste à "atteindre une certaine masse critique d'utilisateurs pour limiter la volatilité" particulièrement forte sur le bitcoin. Dernier exemple en date, depuis son plafond atteint mercredi soir à près de 13.800 euros, le bitcoin a subi une nouvelle correction violente en lâchant plus de 23% jeudi pour tomber à 10.600 dollars, avant de repartir à la hausse vendredi, à 11.950 dollars vers 17h30.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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