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La paire de devises Euro / Dollar achevait la semaine sur un rebond technique qualifiable de timide au regard des pertes subies depuis la fin du mois de janvier, sur fond d'aggravation des crises budgétaires et politiques en France, deuxième puissance économique de la Zone Euro.
"La surperformance conjoncturelle de l'économie américaine par rapport à celle de la zone euro a déjà pénalisé l'euro tout au long du mois de septembre. Désormais, l'aggravation de la crise politique en France et les inquiétudes concernant la soutenabilité des déficits publics français s'ajoutent à ces facteurs défavorables. Cette fois, l'attention se porte sur la fragmentation du paysage politique français, qui devrait rendre la formation de coalitions permettant de dégager un consensus politique encore plus difficile que par le passé", explique Claudio Wewel, stratégiste devises chez Bank J. Safra Sarasin.
Hier le programme macroéconomique était riche et dense outre Atlantique, et si nous devions ne retenir qu'un seul chiffre, ce serait celui de la sacro-sainte consommation, qui reste structurellement le premier moteur de création de richesse nationale aux Etats-Unis.
Les ventes au détail ont largement dépassé les attentes en septembre, avec une progression de 0,8%, contre 0,3% anticipé par le consensus. Par ailleurs, la hausse enregistrée en août a été révisée à 0,3 %, contre une première estimation de 0,2%.
"À première vue, le rapport montre que les consommateurs continuent de dépenser. Mais la composition de ces dépenses compte, d'autant que les ventes au détail ne sont pas corrigées de l'inflation", tempère Bret Kenwell, analyste des marchés américains pour etoro.
"Le rapport sur l'indice des prix à la consommation publié hier montre que l'inflation annuelle a dépassé la croissance annuelle des salaires pour le sixième mois consécutif. Une partie de ces dépenses pourrait donc s'expliquer par la hausse des prix plutôt que par une demande plus forte. Pour l'instant, les consommateurs restent au rendez-vous, mais l'inflation pèse sur leur pouvoir d'achat."
"Les ventes des stations-service ont enregistré leur plus forte hausse mensuelle depuis mars, tandis que celles des magasins d'alimentation ont connu leur progression la plus importante depuis avril. L'inflation et le coût de la vie devraient ainsi rester au cœur des préoccupations des électeurs à l'approche des élections de mi-mandat de novembre. Pour les distributeurs, la grande question est de savoir si les consommateurs pourront maintenir cette résistance pendant la période cruciale des achats de fin d'année, alors que les budgets des ménages subissent une pression croissante."
De ce côté-ci de l'Atlantique, les cambistes ont pu prendre connaissance ce matin des prix Zone Euro en données finales, à +2,5% en rythme annuel hors éléments volatils (alimentation, énergie, alcool, tabac). Pour rappel, les prix à la consommation, hors alimentation et énergie, étaient publiés en hausse de 2,6% en rythme annualisé, au-delà de la cible définie par le consensus de marché (+2,5%) pour le mois de septembre. En août, les prix n'avaient progressé "que" de 2,4% en rythme annualisé. Mardi, le président de la Fed de New York, John Williams, a répété qu'il était favorable à une nouvelle hausse de taux de la banque américaine d'un quart de point tout en ajoutant penser qu'il n'y aurait pas de raison d'aller plus loin.
Lors d’une conférence organisée en marge des assemblées du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, Kevin Warsh s’est abstenu de donner la moindre indication sur une éventuelle hausse des taux directeurs à l’issue de la prochaine réunion de la Fed, prévue fin octobre.
L'outil FedWatch du CME Group chiffre à 85% les probabilités de statu quo monétaire le 28/10, probabilités qui ne cessent de faire le yoyo.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1250$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après une phase de latéralisation, la volatilité baissière relevée et mesurée lundi 14 septembre donne un sens de sortie qui nous permet de reprendre nos positions vendeuses sur la paire de devises phare. L'accroissement de cette volatilité mercredi 16/09, sur rupture de la moyenne mobile à 50 jours (en orange) étaie ce scénario, tout comme la vive accélération baissière du 23 septembre et le pullback chirurgical du 25 septembre, sur le niveau des 1,1411$, basculé en résistance majeure.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1250 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.0609 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1361 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 641 pips et le risque de perte s'établit à 111 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
