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La paire de devises Euro / Dollar poursuivait sa glissade, sans bénéficier nullement de l'accalmie observée en fin de semaine dernière sur les marchés obligataires et pétroliers. La matrice de travail générale reste la même, avec une monnaie unique plombée par un perte d'appétit pour le risque, et une méfiance chronique sur la situation budgétaire française.
"Les marchés ne relâchent pas la pression sur la France, avec un écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne qui est remonté en fin de semaine à 140 pb, un plus haut depuis le discours du « quoi qu'il en coûte » de Draghi en 2012", notent les économistes de LBPAM.
"Cela fait notamment suite au discours du gouverneur de la Banque de France qui a indiqué qu'il ne pensait pas que « les conditions soient propices à l'intervention de la BCE » qui a le mandat de lutter contre l'inflation, « pas sur la résolution des problèmes budgétaires de la France ». Mais ces déclarations ne sont pas surprenantes. Il faudrait une situation bien plus dégradée des conditions financières en Zone Euro (sur les banques, en dehors de la France...) et des efforts budgétaires bien plus importants de la France pour que la BCE considère l'option d'intervenir sur la dette française."
"Faut-il pour autant craindre une nouvelle crise de l'euro ?", s'interrogent les économistes de DWS.
"Le projet de budget présenté le 1er octobre prévoit un déficit public de 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2027. Un tel niveau resterait insuffisant pour remettre durablement les finances publiques sur une trajectoire soutenable, d'autant que la hausse des coûts d'emprunt vient alourdir la charge de la dette. La France continue toutefois d'emprunter sur les marchés. La véritable question est de savoir si elle parviendra à redresser durablement ses finances publiques, alors que sa dette devrait dépasser 120 % du PIB en 2027."
La semaine dernière, les cambistes se sont penchés sur la publication des Minutes de la Fed, le compte-rendu chronologique des débats ayant eu lieu lors du dernier Comité de politique monétaire. Il en ressort qu'une grande partie des membres du Board n'excluent pas (voire envisagent) une nouvelle hausse de 25 points de base des taux fédéraux d'ici la fin de l'année, sans toutefois se montrer pressants. Le prochain FOMC s'achèvera le 28 octobre, avec une probabilité de statu quo proche de 80% selon l'outil FedWatch du CMEGroup.
"Ce qui frappe dans le compte rendu de la réunion du FOMC, c'est la diversité des arguments qui ont conduit les responsables de la Fed à la même conclusion", relève Lale Akoner, analyste de marchés chez etoro.
"Certains étaient favorables à une nouvelle hausse des taux pour prévenir un regain d'inflation ; d'autres estimaient que la vigueur de l'économie la justifiait déjà. Dans ces conditions, l'hypothèse d'un nouveau relèvement reste difficile à écarter, même si la Fed préfère attendre davantage de données avant de se prononcer. Une pause en octobre, tout en gardant ouverte la possibilité d'une hausse en décembre, apparaît donc comme une approche raisonnable."
Les cambistes noteront que les échanges risquent d'être impactés par l'absence de nombreux opérateurs de marché en raison du Columbus Day. Les cotations, en dehors du marché obligataires, resteront opérationnels. Aucun chiffre macroéconomique d'importance majeure ne viendra émailler la séance.
A la mi-journée sur le marché des changes, l'Euro se traitait contre 1,1210$ environ.
ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
Après une phase de latéralisation, la volatilité baissière relevée et mesurée lundi 14 septembre donne un sens de sortie qui nous permet de reprendre nos positions vendeuses sur la paire de devises phare. L'accroissement de cette volatilité mercredi 16/09, sur rupture de la moyenne mobile à 50 jours (en orange) étaie ce scénario, tout comme la vive accélération baissière du 23 septembre et le pullback chirurgical du 25 septembre, sur le niveau des 1,1411$, basculé en résistance majeure.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1205 USD. L'objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.0609 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1341 USD.
L'espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 596 pips et le risque de perte s'établit à 136 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
