ELEMENTS GRAPHIQUES CLES
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L’euro a repris sa dynamique baissière face au dollar américain, reculant de 0,24 % lundi pour revenir à 1,1174 dollar. Ce jour il est à nouveau en baisse de 0,30 % et s'apprête à casser ses plus bas récents signe d'une faiblesse persistante. Le billet vert bénéficie d’un environnement favorable, marqué par la remontée des rendements obligataires américains et par les anticipations d’une politique monétaire durablement restrictive de la Réserve fédérale (FED).
Cette semaine sera particulièrement importante pour le marché des changes, avec les décisions de trois grandes banques centrales : la Fed mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et la Banque du Japon (BoJ) vendredi. Toutes devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés, mais les investisseurs seront surtout attentifs aux discours de leurs dirigeants et aux indications concernant les prochaines décisions monétaires.
Aux États-Unis, le marché anticipe très largement un statu quo de la Fed, avec une probabilité de 90,6 % de voir les taux maintenus dans leur fourchette actuelle de 3,75 % à 4 %. La banque centrale doit composer avec une situation délicate : l'inflation reste élevée, notamment sous l'effet de la flambée du pétrole, tandis que le marché du travail montre des signes de ralentissement, avec seulement 29 000 emplois créés en septembre. Le rendement des obligations américaines à dix ans a par ailleurs dépassé 5,30 %, un niveau inédit depuis 2007, ce qui contribue déjà à durcir les conditions de financement de l'économie.
Dans ce contexte, une baisse prochaine des taux paraît peu probable. Les investisseurs chercheront surtout à déterminer si la Fed envisage un nouveau relèvement en décembre. Un discours plus ferme que prévu sur l'inflation pourrait soutenir davantage le dollar, en renforçant l'attractivité des placements américains.
En zone euro, la BCE devrait également privilégier la prudence. L'inflation a atteint 3,8 % en septembre, son niveau le plus élevé depuis trois ans, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie. Parallèlement, le rendement des obligations allemandes à dix ans a franchi 3,60 %, un sommet depuis 2009. Cette remontée des taux de marché renchérit déjà le crédit pour les ménages et les entreprises, ce qui pourrait inciter la BCE à patienter avant d'envisager un nouveau resserrement monétaire.
La Banque du Japon devrait, elle aussi, maintenir ses taux inchangés. Les investisseurs surveilleront néanmoins son appréciation de l'inflation et de la faiblesse du yen, alors que le dollar évolue autour de 157 yens. Toute évolution de son discours pourrait provoquer des mouvements sur les principales devises.
Enfin, plusieurs statistiques américaines viendront compléter ce calendrier particulièrement chargé. Les commandes de biens durables et la confiance des consommateurs seront publiées mardi, avant les premières estimations de croissance du troisième trimestre et les données d'inflation PCE jeudi. Ces dernières sont particulièrement suivies par la Fed pour évaluer l'évolution des prix.
Pour la paire EUR/USD, l'enjeu principal résidera donc dans l'évolution des anticipations de taux entre les États-Unis et la zone euro. Si la Fed adopte un discours plus restrictif que la BCE, le dollar pourrait poursuivre son appréciation. À l'inverse, des signes de ralentissement économique américain plus marqués que prévu pourraient peser sur le billet vert et permettre à l'euro de retrouver un peu de vigueur.
Sur le plan technique, l’euro évolue à proximité de ses plus bas récents face au dollar et menace d’inscrire un nouveau point bas. La rupture de cette zone constituerait un signal négatif supplémentaire et pourrait ouvrir la voie à une accélération du mouvement baissier, avec un risque de dégradation technique de plus grande ampleur.
PREVISION MOYEN TERME
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons mentionnés, notre avis est négatif à moyen terme sur la parité Euro Dollar (EURUSD).
Notre point d'entrée est à 1.1150 USD. L’objectif de cours de notre scénario baissier se situe à 1.0609 USD. Pour préserver le capital engagé, nous vous conseillons de positionner un stop de protection à 1.1335 USD.
L’espérance de rentabilité de cette stratégie Forex est de 541 pips et le risque de perte s’établit à 185 pips.
Le conseil BFM Bourse
GRAPHIQUE EN DONNEES QUOTIDIENNES
