(BFM Bourse) - Après avoir signé une progression mensuelle à deux chiffres six mois d'affilée, le bitcoin subit en avril un brutal coup d'arrêt. A la suite de l'introduction décevante de Coinbase notamment, le marché déchante et les fossoyeurs de la devise cryptographique reprennent du poil de la bête. De là à signer l'acte de décès du bitcoin, il convient de se remémorer les nombreuses fois où il a été prononcé...
Le rallye des cryptos est-il fini ? Le mouvement qui a amené le bitcoin, plus connue de crypto-devises, jusqu'à un nouveau sommet de près de 65.000 dollars le 14 avril (à comparer à environ 29.000 dollars à la fin 2020) s'est brutalement inversé depuis, dans le sillage notamment des premiers pas décevants de Coinbase Global depuis son introduction au Nasdaq.
En moins de deux semaines, le bitcoin a lâché plus de 18%, une variation dépassant le stade généralement appelé correction (au moins 10% de baisse) et plus loin du seuil de -20% désigné "bear market". L'ethereum a été également touché, mais dans de moindres proportions. Le dogecoin lui a pour sa part rapidement repris son ascension, réussissant à inscrire de nouveaux records ! A tel point que cette crypto-devise à visée parodique est devenue, par sa capitalisation, la septième des crypto-monnaies...
Il faut toutefois rappeler que depuis son lancement en 2010, la trajectoire du bitcoin s'est toujours caractérisée par des envolées vertigineuses, suivies de corrections souvent aussi considérables. Ainsi, en 2017, année où il a véritablement explosé auprès du grand public, l'appréciation a atteint +1340% au total... Avant une chute de près des trois quarts de sa valeur l'année suivante.
Chaque vague baissière a ainsi souvent amené les critiques du BTC à le déclarer "mort". Selon une compilation de la plateforme Crypto Parrot, on recense dans la presse (anglo-saxonne) pas moins de... 382 occurrences d'articles évoquant "the death of Bitcoin" entre 2010 et 2020.
Le record était de 124 occurrences en 2017, ce qui préfigurait donc une chute de 74% en 2018.
En revanche, seulement 13 avis de décès ont été recensés en 2020, contre 41 l'année précédente.