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Broker : L’agenda DailyFX de la semaine

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(DailyFX France) -

Les mauvaises statistiques de fin de semaine aux Etats Unis auront permis de stabiliser la dérive perpétuelle de la monnaie unique et de nombreux de ses confrères, sur fonds de spéculation sur le Quantitative Easing de la Réserve Fédérale. Cette semaine, pourrait être donc celle d’un rebond, dont l’ampleur sera hautement fonction des décisions de taux en Europe. Peu de statistiques américaines nous seront offertes, ce qui pourrait donner une semaine de trading relativement calme. Les dollars australien et canadien seront particulièrement à l’honneur avec des décisions de taux et des chiffres d’emploi, tandis que le sort du dollar sera donné par les commentaires des officiels européens avec deux décisions de taux, au Royaume Uni et en Zone Euro. Retour sur l’agenda économique de cette semaine.

C’est sur une baisse de taux de 25 points de base que tablent les opérateurs de marché sur le dollar australien. La RBA avait déjà opéré une baisse de taux et ses derniers commentaires laissaient entrevoir une possibilité de baisse supplémentaire des taux d’intérêt si les conditions le nécessitaient. Ces dernières semaines marquées par une forte incertitude et une aversion au risque (une Europe au plus mal et en manque de solutions, un moteur chinois grippé) donnent du poids à cette option, ce qui affaiblirait l’aussie par rapport à ses homologues ; au vu des échanges sur la paire AUDUSD ce jour, notamment par rapport à son voisin néo-zélandais, il ne faudrait exclure que cette baisse de taux soit en partie intégrée par le marché ce qui réduirait les baisses potentielles à l’issue de l’annonce ; d’ailleurs vis-à-vis de cette éventualité, si un rebond se matérialise sur l’ensemble des actifs risqués, une baisse de taux qui entrainerait des faiblesses de court terme, pourrait être l’occasion idéale d’entrer acheteur spéculatif sur repli. Dans le cas d’un maintien des taux à leur niveau actuel, les enjeux prévalant sur les autres paires seront les mêmes pour l’AUD.

Etant donné le sujet de taille qui préoccupe les opérateurs vis-à-vis de la Zone Euro, je serai étonnée de voir une réaction forte à cette statistique ; difficile de faire de plus mauvaises nouvelles en Zone Euro que la situation de la Grèce ou encore de l’Espagne. Les ventes au détail sont attendues en légère baisse de 0.1% en termes mensuels contre 0.3% en précédent, fait plaidant pour des faiblesses de la monnaie unique, d’autant plus que le chiffre annuel affiche lui aussi une détérioration de cet agrégat de -0.2% à -1.1%. L’euro et l’ensemble des actifs risqués pourraient faire l’objet de faiblesses dont l’ampleur dépendra du sentiment de risque prévalant avant l’annonce.

La bonne tenue de l’économie canadienne n’incite toujours pas les autorités à procéder à une hausse de taux, les nombreuses incertitudes internationales étant une barrière à ce durcissement monétaire. Il est de nouveau attendu un maintien des taux à 1%, laissant ainsi le soin au sentiment de risque de guider les échanges sur la paire USDCAD. La puissance du rebond du pétrole donnera du poids au dollar canadien par rapport à son homologue, tandis que la poursuite de sa dérive ne fera qu’accentuer les hausses de la paire.

Unique statistique américaine de la session, elle pourrait avoir du poids sur les indices US. Le consensus plaide pour un maintien à 53.5 de la performance de ce chiffre, laissant ainsi le sentiment de risque décider de la direction des échanges.

Si la décision de taux de la RBA n’est pas en faveur de sa devise locale, la performance de son économie donne une toute autre approche ; en effet, le PIB trimestriel afficherait une amélioration de 0.4% à 0.5%, facteur encourageant pour l’aussie. Le chiffre annuel quant à lui indique également une appréciation possible du dollar australien à l’issue de l’annonce avec un PIB qui progresserait de 2.3% à 3.2%.

Qu’il s’agisse du chiffre trimestriel ou annuel, aucun n’est en faveur d’un renforcement de la monnaie unique mais plutôt pour celui des inquiétudes vis-à-vis de l’Europe. Le chiffre attendu est en neutralité à 0.0%, égal au précédent, à la fois en termes mensuels et annuels. Le détail du rapport donne néanmoins des informations économiques intéressantes, avec une amélioration de la consommation des ménages de -0.4% à 0.1%, tandis que les investissements reculeraient de -0.7% à -1.2%. Il se pourrait que la réaction à cette annonce ne soit pas à la hauteur du chiffre en lui-même, les opérateurs pouvant être très attentistes sur les marchés, en prévision de la décision de taux de la BCE et de la Conférence de presse qui s’en suivra.

L’option d’une baisse de taux en Zone Euro n’est toujours pas envisagée avec un consensus qui affiche un maintien du taux directeur de l’économie à 1%. Difficile de dire à ce jour la direction qui sera choisie par le marché avec une telle annonce, d’autant plus que les commentaires délivrés par le gouverneur se révèlent être de la plus grande importance. Dans le cas d’une baisse surprise des taux, il n’est pas dit que l’euro pâtisse de façon énorme des assauts vendeurs, car cette décision révèlerait une prise de conscience des officiels sur la nécessité d’un interventionnisme aussi petit soit-il, réduisant ainsi le pessimisme des opérateurs quant à la Zone Euro. Le maintien des taux quant à lui pourrait apparaitre même plus dangereux pour la monnaie unique surtout si les commentaires de Draghi déresponsabilisent la BCE au profit de l’Union Européenne pour la quête d’une solution.

Au travers de ce rapport, les opérateurs prendront connaissance des assertions des officiels de la Fed sur la situation économique locale et internationale et par là même, jugeront de la probabilité à moyen terme d’un quantitative easing supplémentaire. C’est de concert avec le dernier FOMC que seront faites toutes les projections, sachant que l’interprétation en termes de QE3 donnera lieu à des hausses sur les actifs risqués en général, l’or et l’argent étant probablement les premiers à en bénéficier ; dans l’optique d’un éloignement de cette probabilité, l’inverse sera envisagé.

Il sera recommandé aux traders de l’aussie d’être sur le qui-vive à l’orée de cette publication en raison de la sensibilité de cette devise aux chiffres du chômage, et ce d’autant plus que nous aurons eu auparavant la décision de taux de la RBA, clarifiant à moyen terme la situation de l’économie. Il n’est attendu aucune création d’emplois, contre 15500 destructions auparavant, fait encourageant, sauf que le taux de chômage devrait quant à lui enregistrer une progression de 4.9% à 5.1%, invitant ainsi à des faiblesses du dollar australien par rapport à ses homologues.

Le marché escompte ici un maintien du taux actuel à 0.50% ainsi que celui du programme d’assouplissement quantitatif à 325 milliards. Si tel devait être le cas, c’est le sentiment de marché qui guidera la paire. L’abaissement de taux aurait des conséquences baissières sur la Livre Sterling, ne serait-ce qu’à court terme ; quant à l’augmentation du programme quantitatif, il n’est pas dit que la théorie fonctionne avec une dépréciation immédiate de la Livre Sterling, cette option pouvant être vue comme un moyen de stimuler une croissance atone. Si un rebond venait à se matérialiser, et que certaines résistances étaient conquises, on n’excluera pas que la dérive soit de court terme.

La paire USDJPY avait reflué après la dernière communication du PIB japonais et pourrait à nouveau en faire les frais, avec une révision finale du PIB trimestriel attendue à 4.5% contre un précédent à 4.1%.

Il est attendu une création d’emplois de l’ordre de 7500 contre un précédent à 58200, indicateur de la bonne tenue de l’économie canadienne ; le chiffre du mois de mai est relativement faible par rapport au précédent, même si positif et pourrait entrainer des faiblesses du dollar canadien, ne serait ce qu’à court terme.

Le recul de l’inflation en Chine pourrait mener le sentiment de risque sur les marchés en général vers l’aversion, le moteur de croissance mondial montrant des signes de ralentissement. Il est attendu un léger recul de la croissance des prix de 3.4% à 3.2% ce qui plaide pour une possible ouverture en baisse des marchés en début de semaine.

Nadia Compaoré, Stratégiste de Marché

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